Clôturer la négociation et formaliser l’accord

Il viendra un moment où vous et l’autre partie serez satisfaits de l’accord. Il est aussi important d’ouvrir une négociation que de bien la clôturer, puisque l’objectif de votre négociation est de parvenir à un accord.

N’oublions pas qu’à la fin de la négociation, nous pouvons être fatigués et très satisfaits, baisser notre attention et accepter un accord insatisfaisant. La négociation dure jusqu’à la signature de l’accord.

Pour conclure correctement la négociation, vous devez faire savoir à votre interlocuteur quand vous pensez être parvenu à un accord. Soyez ouvert et coopératif si l’autre partie a besoin de plus de temps pour éviter une impasse, mais ne cédez pas juste pour le plaisir de céder. Séduisez l’autre personne pour qu’elle n’en demande pas plus à la dernière minute, et enfin écrivez et finalisez l’accord.

Vous devez conclure la négociation au bon moment : ni trop tôt (risque de ne pas explorer toutes les possibilités) ni trop tard (possibilité de ne pas créer une mauvaise relation ou de ne pas aboutir). En bref, évitez de dire oui trop rapidement, mais essayez toujours d’avoir la possibilité de dire oui.

Évaluez la qualité de votre accord potentiel

Avant de mettre fin à la négociation, il est important de savoir si l’accord sera bon. Et, pour y parvenir, il est important que vous passiez en revue les points suivants :

  • Cet accord protège-t-il votre relation ? Comme nous avons déjà discuté, la relation est fondamentale, donc un accord qui est bon pour moi mais qui ne protège pas l’autre partie n’est pas un bon accord.
  • Cet accord protège-t-il la relation avec le patron ? Si je parviens à un accord et que mon patron n’accepte pas l’accord que j’ai conclu, ce n’est pas non plus un bon accord. Je dois respecter la relation avec la personne qui m’a envoyé négocier.
  • Cet accord préserve-t-il des relations qui ne sont pas présentes, mais qui sont impliquées ? Si je ne respecte pas les intérêts des tiers, ceux-ci peuvent se sentir frustrés ou violents et peuvent activer une sorte de recours contre moi.
  • Cet accord préserve-t-il les intérêts des deux parties ?
  • Cet accord propose-t-il les meilleures solutions, les plus créatives, celles qui ont le plus de potentiel technique, etc. Parfois, on peut se contenter de peu alors qu’il y a vraiment beaucoup plus de valeur sur la table.
  • Des critères objectifs et des preuves légitimes ont-ils été pris en compte ?
  • La légitimité renforce-t-elle l’accord à adopter et à mettre en œuvre ?
  • L’accord est-il meilleur que la MESORE ?
  • L’accord a-t-il été prévu dans les phases de mise en œuvre ? C’est très important car si dans l’accord nous pouvons nous mettre d’accord sur beaucoup de choses mais que nous ne savons pas ce que nous devons faire, qui, quand et comment, nous ne nous en sortirons pas très bien non plus.
  • Les droits et obligations ont-ils été communiqués de manière transparente ? Dire, par exemple, que les conditions du contrat seront revues l’été prochain n’est pas clair car à quoi cela se réfère-t-il ? Juin, juillet, au début de l’été, à la fin. Il faut être concret, clair et précis. Si les clauses sont ambiguës, il est probable que l’autre partie se sentira frustrée à un moment donné.
  • La logistique de la signature a-t-elle été préparée ? Qui signe ? Quand ?

 

Différents types d’accords après une négociation :

 

  • Formalisez le désaccord. Nous nous sommes rencontrés, nous voyons que nous avons des divergences sur la négociation et nous précisons simplement que nous n’allons pas nous mettre d’accord. Nous sommes d’accord sur le fait que nous ne sommes pas d’accord.
  • L’accord de se réunir à nouveau. Il se peut que nous ne soyons pas parvenus à un accord pour une raison quelconque, mais nous voulons nous rencontrer à nouveau, l’un pour continuer à travailler et l’autre pour que chacun d’entre nous puisse réfléchir en attendant.
  • Accord sur le processus. Cela signifie que nous ne sommes pas d’accord mais que nous voulons parvenir à un accord, nous voulons continuer à négocier et alors ce dont nous convenons n’est pas le fond de la question mais le processus de la négociation.
  • Accord sur une recommandation commune sur le fond. Nous n’étions peut-être pas d’accord, mais nous avons tous deux convenus qu’il fallait y réfléchir car il faut trouver une solution (commune dans les relations internationales entre pays, par exemple).
  • L’accord final sur le fond. Il indique que nous nous sommes mis d’accord sur le fond et la forme et que nous discutons de ce qu’il convient de faire à partir de maintenant pour une question particulière.

Vous devez insister et souligner l’importance de la satisfaction partagée. L’important est que les deux parties soient satisfaites de la négociation.

2022 TALENT PREMIUM FRANCE, S.A.S. All rights reserved